Stratégie pour une reconquête
Le retour des
controverses rituelles sur les prévisions de croissance, l’immigration ou le
dernier fait divers conforte l’impression que l’ordre néolibéral aurait repris
son rythme de croisière. Le choc de la crise financière ne paraît pas l’avoir
durablement ébranlé. A moins d’attendre que des soulèvements spontanés ne
produisent un jour une riposte générale, quelles priorités et quelle méthode
peut-on imaginer pour changer la donne ?
par Serge Halimi,
septembre 2013
« Le
pays exige des expérimentations audacieuses et soutenues. Le bon sens est de
choisir une méthode et de l’essayer. Si elle échoue, admettez-le
franchement et essayez autre chose. Mais surtout, essayez quelque chose ! »
d’organisation de la société est atteinte ; ses promesses de
prospérité, de mobilité sociale, de démocratie ne font plus illusion. Mais le
grand changement n’est pas intervenu. Les mises en cause du système se sont
succédé sans l’ébranler. Le prix de ses échecs a même été payé
en annulant une partie des conquêtes sociales qui lui avaient été
arrachées. « Les
fondamentalistes du marché se sont trompés sur à peu près tout, et pourtant ils
dominent la scène politique plus complètement que jamais », constatait
l’économiste américain Paul Krugman il y a déjà près de trois ans. En somme, le
système tient, même en pilotage automatique. Ce n’est pas un compliment pour
ses adversaires. Que s’est-il passé ?
Et que faire
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